Derby life

Des limites du crowdfunding dans le derby

Des limites du crowdfunding dans le derby

Vous avez probablement participé à au moins un financement participatif cette année, que ce soit dans l'univers du roller derby ou ailleurs. Un principe intéressant mais qui, après plusieurs mois d'utilisation, amène à se poser quelques questions, y compris dans notre discipline !

Le crowfunding c’est LE mode de financement de l’année 2014: de la PME du beau-frère, au documentaire du pote, en passant par l’enregistrement du disque de la cousine du meilleur ami, tout y passe !

Bien sûr, le roller derby n’a pas échappé à la tendance et nous nous voyons régulièrement invités à soutenir ceci et à financer cela. Car le principe, si vous ne le connaissez pas, consiste à demander des dons d'argent, pour un projet précis, sur des plateformes comme Ulule ou KissKissBankBank pour les plus connues. Les initiateurs du projet doivent préalablement déterminer une somme à récolter dans un temps donné. Quelques fois, une contre partie est proposée à partir d'un certain montant sinon, les plus généreux devront trouver satisfaction dans la beauté de leur geste. Si la collecte est atteinte, les initiateurs du projet repartent avec la somme, si ce n’est pas le cas, l’argent n’est ni débité aux donateurs, ni distribué. Bien sûr, les plateformes intermédiaires conservent une partie du pactole.

Si l’intention est louable, après quelques mois de sollicitations en tout genre, un problème apparaît: le nombre.
L’univers du roller derby est réduit et nous recevons à peu près tous, via facebook, les mêmes demandes en financement participatif, en plus de celles qui proviennent de nos proches “hors derby”. L’engouement, qui était important lors des premières récoltes pourrait commencer à s'essouffler.

J'y vais ou j'y vais pas ?

Se pose alors la question de la légitimité: “Dans quelle mesure mon projet mérite t’il un financement participatif ?”
Une demande de financement de la part de la Team France, par exemple, pour son déplacement à Dallas, semblait tout à fait justifié. L’équipe partait en tant que représentante de toutes les ligues françaises, pour un événement international immanquable et nécessaire à la bonne évolution du sport en France. Peut-on, de la même façon, demander des dons pour le déplacement d’une ligue en France ou en Europe ? La question se pose dans la mesure où certaines ligues se débrouillent seules et parce que ce déplacement, à l’inverse d’une World Cup, sera peut-être très intéressant mais pas forcément indispensable.

Je vous entends déjà me dire que rien n’empêche de lancer la récolte, tout en sachant que les potentiels donateurs ne participeront pas s’ils la jugent abusive.

Oui mais voilà, plus on sollicite un public, moins il sera réceptif. N’est-il pas alors du devoir de chacun de mieux penser les demandes de financement, afin de garantir leur efficacité et d’éviter qu’on se tire tous une balle dans le pied ?

Donnez nous votre avis !

Crédit photo: The blastart 

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